mardi 19 janvier 2010

2010, année numérique


"2010, année numérique". Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique (en bref, la ministre d'Internet), a choisi la Conciergerie, première demeure royale de la capitale et prison lors de la Révolution française, pour présenter ses voeux. Un endroit singulier qui donnera cette entrée en matière volontairement décalée : "Nous sommes dans l'antichambre d'une prison... mais je ne vous retiendrai que le temps d'un discours". En tant que fondatrice d'un projet Internet ayant eu l'occasion d'échanger avec le ministère à plusieurs reprises, l'équipe de WiCare faisait partie des invités.

Au programme : un état des lieux de la société numérique et de ses principaux enjeux (notamment : quelles perspectives après la crise ?), une exposition d'art numérique (peintures, sculptures, films d'animation) et une démonstration de jeux vidéos (en particulier la Wii, console "sportive", qui a la cote jusque dans les maisons de retraite).

Parmi les phrases clés prononcées par la ministre, on retiendra : "les nouvelles technologies ne sont ni diaboliques, ni angéliques"... car tout dépend, au fond, de l'usage qu'on en fait. Pas de valeur morale en tant que telles, donc. Les possibilités sont nombreuses (illimitées ?) - et c'est une chance -, mais la prudence, dans ce domaine comme ailleurs, reste de mise. Pour structurer la révolution culturelle en marche, NKM (comme on l'appelle affectueusement) a rappelé qu'elle disposait d'une enveloppe de 4,5 milliards d'euros pour financer les usages, les pratiques et les contenus (2,5 milliards d'euros alloués) de la sphère numérique, et les infrastructures qui visent à équiper la France en très haut débit (2 milliards alloués).

En ce qui nous concerne, nous espérons secrètement - évidemment ? - voir se développer les projets web innovants dans le domaine sanitaire et médico-social. Des solutions inédites, accessibles, qui permettront de faire face efficacement au vieillissement accéléré de la population et à son corollaire : la dépendance.

2010, année numérique ? Très bonne année à tous, en tout cas.

Steven

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